samedi 18 août 2018

Comptes rendus d'activités

Botanique à Pierrefeu le 25 janvier 2018

Le ciel était si menaçant, que nous étions tout surpris de nous retrouver à 21 courageux, au départ du chemin de Beaussénas au Sud-Est du village !

La matinée n’a pas été trop arrosée, mais un petit crachin nous a fait abréger le pique-nique et nous a accompagnés sur le chemin du retour aux voitures. L’ambiance était humide mais chaleureuse et si nous n’avons n’a pas fait de très belles découvertes, nous avons tout de même passé un bon moment et  bien révisé la flore du maquis !

paysage r

 

Dans ce petit vallon calme et bien exposé, la vigne prospère. Sur les flancs de la colline, quand le couvert forestier en pins d’Alep, chênes verts, chênes lièges et chênes pubescents, n’est pas trop dense, on retrouve la bruyère Erica arborea, le cytise Cytisus villosus, le genévrier cade, Juniperus oxycedrus, les arbousiers encore en fleurs, Arbutus unedo, des buissons de calicotomes épineux Calicotome spinosa, de genêts d’Espagne Spartium junceum et localement de coronille Coronilla valentina ssp glauca.

On trouve aussi classiquement dans ce maquis les différentes variétés de cistes, Cistus salvifolius, C. monspeliensis, C. albidus, le garou ou Daphne gnydium, le fragon, Ruscus aculeatus, l’osiris Osiris alba, l’asperge Asparagus acutifolius, la lavande papillon, Lavandula stoechas, localement la stéhéline douteuse, Staehelina dubia et bien sûr les guirlandes de salsepareille Smilax aspera, de chèvrefeuille Lonicera implexa et de garance voyageuse, Rubia peregrina.

Ce n’est qu’au bord des chemins, sur les talus et dans les fossés que l’on trouve une flore un peu plus diversifiée, où il n’y a encore que fort peu de traces de renouveau, les rosettes comme les restes desséchés nous laissant quelquefois perplexes!

Ont été vus, les feuilles naissantes de la pimprenelle Sanguisorba minor, une scabieuse commune Scabiosa atropurpurea, le petit genêt velu Genista pilosa, une rosette de laitue Lactuca sp, l’alliaire Alliaria petiolata     dont les feuilles sentent l’ail quelques secondes après avoir été froissées, la petite fougère commune Asplenium onopteris, une espèce de potentille Potentilla sp, quelques feuilles d’épiaire, Stachys officinalis, des restes secs de brunelle, Prunella vulgare, les tiges sèches du plantain lanceolé Plantago lanceolata, les restes secs de l’inule visqueuse Dittrichia viscosa et D. graveolens, les grandes tiges de la canne de Provence, Arundo donax, les rosettes de renoncule bulbeuse  Ranunculus bulbosus, le carex penché, aux feuilles à section en w, Carex pendula, des restes secs de Centaurea aspera dont chaque écaille du capitule porte de 3 à 5 petites épines, le dorycnium à 5 folioles (pentaphyllum) devenu le Lotus dorycnium, le panicaut champêtre Eryngium campestre, des rosettes d’un laiteron fréquent en terrains siliceux Sonchus bulbosus, des rosettes de  Knautia sp, la grande paquerette Bellis sylvestris, et diverses graminées Dactylis glomerata, Brachypodium retusum, et peut être Brachypodium sylvaticum. On a trouvé aussi la sélaginelle, Selaginella denticulata, une petite ptéridophyte commune sur les talus en terrains siliceux, un Phlomis fruticulosa ou sauge de Jérusalem, sans doute échappé d’un jardin, quelques buissons de l’adénocarpe de Toulon, Adenocarpus telonensis, plante rare et protégée et enfin une rosette de feuilles d’orchidée, ponctuées de tâches noires et réfractaire au contrôle d’identité….

Pour télécharger un dossier pédagogico-photographique sur quelques espèces rencontrées, cliquer sur le lien suivant: