samedi 16 décembre 2017

Comptes rendus d'activités

Botanique à la Mourre le 23 novembre 2017

Phonétiquement, quel joli nom! Mais je n'ai pas trouvé d’explication sur l’origine du nom de ce hameau charmant de la Garde-Freinet, même dans le Dictionnaire Historique et Topographique de la Provence Ancienne (E. Garcin 1835) . La place du village est très agréable, à l'ombre des grands platanes et on s'imagine très bien ce que peut être une fête au village réussie dans ce décors (réf: Var Matin !).

Le temps qui devait être humide a été plutôt beau, grâce au ciel et grâce aux indications d’Henri, le chemin choisi était commode et bien tracé sur toute la promenade. Nous n'étions que 9 à botaniser, sans doute en raison de la météo catastrophiste.

Bien sûr, on a commencé par plonger dans le vallon de la Nible et après le repas, il a fallu remonter, dénivelée 266m… Mais au final, très agréable sortie. Nous sommes remontés lentement ! Grande sécheresse constatée partout, ruisseaux et retenues d’eau à sec… La végétation était de saison. C’est la flore des Maures de l’Est, en terrain cristallin.

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Un site de rêve

Comme à Pignans il y a quinze jours, nous sommes dans la suveraie. Les chênes lièges sont partout, à l’écorce parfois noircie par la suie d’un incendie, mais un incendie ancien vu l’état prospère du reste de la végétation. Les chênes pubescents sont également nombreux et bien développés, parsemés de pins maritimes et de châtaigniers.

On retrouve les arbustes et arbrisseaux associés, Arbutus unedo, l’arbousier, Erica arborea et Erica scoparia, la bruyère à balais, le calicotome épineux Calicotome spinosa, la filaire, Phillyrea latifolia, les cistes, Cistus salvifolia à la descente et C. monspessulanus à la remontée, sur un flanc mieux exposé, avec Myrtus communis, le myrte, Cytisus villosus et Calluna vulgaris. Dans ce décor on a pu repérer la fougère aigle Pterygium aquilinum, avec ses frondaisons espacées et ses feuilles largement triangulaires et bien sûr, Asplenium onopteris sur les talus.

La famille Lamiaceae était bien représentée: Clinopodium acinos, Clinopodium nepeta et vulgare, Prunella vulgaris, Teucrium scorodonia et T. chamaedrys, Origanum vulgare, Lavandula stoechas, Lamium maculatum, et Mentha aquatica dans la zone humide.

Galatella sedifolia, Coleostephus myconis, Solidago virgaurea, Serratula tinctoria, Inula conyzae, Andryala integrifolia, Centaurea paniculata, représentaient la famille Asteraceae.

On a trouvé aussi les restes ou parfois les premières rosettes des espèces suivantes, Aira tenorei, Cynosurus echinatus, Hypericum perfoliatum, Tuberaria lignosa, Ondontites luteus, Carex pendula, Scirpoides holoschoenus, Echium vulgare, Dianthus balbisii, Silene italica, et Genista pilosa.

Nous avons vu aussi quelques feuilles évoquant Rumex scutatus, ce qui serait étonnant, cette oseille étant réputée disparue de la Provence siliceuse par Flore Med. Pourtant le goût de l’oseille était là…

Enfin, à défaut de champignons, toujours quasiment absents, il y avait des lichens, dont quelques-uns ont été repris ci-après, Flavoparmelia soredians, Cladonia rangiformis et Peltigera horizontalis.

Pour télécharger un dossier photographique sur quelques espèces rencontrées valant le détour (bien entendu !) cliquer sur le lien suivant:

 

Prochains événements :

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samedi 16 décembre 2017 10 h 00 - 12 h 00
atelier entomologie : Les libellules
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mardi 19 décembre 2017 14 h 00 - 17 h 00
CA SSNATV
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lundi 15 janvier 2018 15 h 00 - 17 h 00
Conférence : « Fils d'Apophis » par Ion Cepleanu.
19Fév
lundi 19 février 2018 15 h 00 - 17 h 00
Conférence :« La mesure du temps » par Ion Cepleanu